Et si nos rues redevenaient des lieux de vie ?
Il fut un temps où les enfants jouaient dans la rue, se déplaçaient seuls dans leur quartier, faisaient du vélo avec leurs amis ou traversaient la commune sans que cela semble extraordinaire. Aujourd’hui, cette liberté paraît presque impensable.
Petit à petit, nos espaces publics sont devenus avant tout des lieux de circulation automobile plutôt que des lieux de vie. Même dans certains quartiers résidentiels, beaucoup de parents n’osent plus laisser leurs enfants se déplacer seuls ou jouer dehors. Et pourtant, nos rues ne devraient pas uniquement servir à traverser la commune :
elles devraient aussi être des espaces où l’on peut vivre, se rencontrer, marcher, discuter… et jouer.
“Une commune pour grandir”, la vision d’Ecolo pour Rixensart
Pour ECOLO Rixensart, penser la commune à hauteur d’enfant, c’est la rendre plus agréable pour tous. C’était le cœur de notre campagne en 2024 : « Une commune pour grandir ». Une commune où les enfants et les jeunes ont pleinement leur place dans l’espace public, où chacun peut se déplacer à pied et à vélo, jouer, discuter, ou simplement profiter de son quartier en sécurité.
Cette considération a ressurgi récemment lors du conseil communal d’avril, à propos du projet d’aire de jeux au Square Dessy. Dans son avis défavorable, la Zone de Police estimait qu’un rond-point entouré de circulation restait un environnement inadapté pour des enfants, malgré les aménagements proposés (haies, portails, passages piétons…).
La police est évidemment pleinement dans son rôle lorsqu’elle pose ce constat technique. Mais ce rapport soulève surtout une question politique plus large :
comment en sommes-nous arrivés à considérer qu’un espace situé au cœur d’un quartier résidentiel est trop dangereux pour y installer une aire de jeux ?
Faut-il accepter cette situation comme une fatalité ? Ou au contraire travailler progressivement à rendre nos quartiers plus sûrs, plus apaisés et plus accueillants pour les enfants ?
C’est cette seconde approche que nous continuerons à défendre. Cela demandera du temps, des aménagements et une vision à long terme. Mais nous pensons qu’il est essentiel de remettre cette question au centre du débat communal.
Des rues qui redonnent de l’espace aux enfants
En attendant, des outils simples existent déjà pour avancer. Parmi eux : les rues réservées au jeu, qui permettent de réserver une rue aux habitant·es et aux enfants les dimanches.
Il en existe aujourd’hui quatre à Rixensart, la dernière ayant démarré début avril, rue de la Grande Bruyère. C’est encore peu, et probablement trop peu connu. Mais ces initiatives montrent qu’une autre utilisation de nos rues est possible : des rues où les enfants peuvent à nouveau y jouer, où les voisin·es se rencontrent et où le quartier redevient un lieu de vie.
Vous souhaitez plus d’informations sur les rues réservées au jeu, ou avez envie de lancer une demande dans votre quartier ? N’hésitez pas à nous contacter.
Votre groupe des conseillers communaux Ecolo : Vincent Darmstaedter, Céline Bernard, Jean-Baptiste Meert, Morgane Verhoeven

Bonjour bonne idée des rues pour jouer. Du cote de la rue de Limal il y en a parfois. Par contre, ce qui manque ce sont vraies aires de jeux..avec plusieurs possibilités et non une aire comme celle rue du Quebec. Je vote pour un grand espace de jeux en face du Monastère avec parc de rencontre pour les parents. Jets d’eau etc..au lieu de construire, encore des habitations et de la circulation
Hormis de grandes avenues telles Roosevelt, Kennedy et Royale, tt à 30km doit être la norme. Des radars avec l’IA pour une gestion administrative plus rapide puisque désormais c’est une compétence communale. Perception des amendes devenue communale, quel parti s’y opposera et pourquoi