Le droit à la culture pour toutes et tous à Rixensart 

 

L’accès à la culture pour toutes et tous, c’est aussi une question de goût. De la culture hip-hop, avec la Battle dont l’édition 2014 vient tout juste de s’achever, aux concerts ou aux expositions, en passant par le théâtre pour adultes ou enfants. L’offre culturelle est particulièrement  diversifiée et étoffée à Rixensart.

Afin de faciliter l’accès à toute forme de culture pour toute personne vivant une situation difficile, l’asbl  ‘Article 27’ propose un partenariat aux acteurs culturels. Les personnes bénéficiant d’une aide à l’insertion sociale ou professionnelle peuvent ainsi obtenir pour 1,25€ des tickets d’entrée pour des activités culturelles.

L’asbl ‘Article 27’ compte de nombreux partenaires à Rixensart et ses environs : le Centre Culturel de Rixensart, les Compagnons du Flétry, le Musée de l’Eau et de la Fontaine, le Tilt, D’Clic, Columban (Wavre), la Ferme du Biéreau (LLN), les Jeunesses Musicales du Brabant wallon, notamment. Notre groupe Ecolo soutient évidemment cette initiative et souhaite l’encourager bien davantage.

C’est pourquoi, premièrement, nous pensons que chaque événement culturel soutenu par notre administration communale doit être accessible à toutes les bourses. Si le Centre Culturel de la commune a rejoint cette philosophie, nous estimons qu’il est nécessaire de l’appliquer également à l’Enfant des Etoiles. Il en est de même pour la Balade musicale qui soutient la promotion de la musique classique, en particulier auprès d’un jeune public. Nous proposons à la Majorité d’inciter ces organisations à devenir partenaire Article 27.

Deuxièmement, nous savons que la simple disponibilité de ces tickets Article 27, même étendue à l’ensemble des activités culturelles, ne signifie pas pour autant que les personnes qui peuvent en bénéficier vont en faire la demande. Nous proposons donc à la Majorité, par le biais du CPAS, d’entamer une véritable promotion de cet avantage, et de désigner un travailleur social dont la mission serait d’aller pro-activement à la rencontre de nos citoyens les plus précarisés afin de leur présenter cette opportunité.

Troisièmement, notre commune peut se targuer de soutenir un bon nombre d’activités qui permettent aux citoyens de devenir, en exprimant leurs talents, des acteurs, et non plus de simples spectateurs. Nous plaidons en outre pour que ce soutien ne néglige pas les plus petites associations socio-culturelles. Alors que les subsides accordés aux différentes associations n’ont pas été augmentés depuis plusieurs années, nous regrettons que les tarifs de location des salles communales, eux, aient été récemment revus à la hausse. Notons qu’Ecolo a tout de même pu obtenir la gratuité pour un événement par an par association. Nous souhaitons dès lors que la Majorité accorde un meilleur soutien financier à toutes les associations socio-culturelles locales.

A l’heure actuelle, le soutien au secteur culturel ne semble pas faire partie des priorités des gouvernements qui sont davantage axés sur des enjeux économiques. La Libre Belgique du 24 octobre 2014 nous rapporte néanmoins qu’en Belgique, l’apport de la culture dans le PIB s’élève à 2,61% et 87.742 emplois directs. La culture, outre son impact économique, est un levier de changement. Quelle que soit la forme artistique, le langage véhiculé fait du bien aux gens et contribue à leur bien-être (la danse cultive le rapport au corps, le théâtre révèle, le dessin fait rêver, la musique invite aux voyages). La culture est indispensable et est tellement plus qu’une part du marché du travail: elle « raconte » l’état de la société à un moment de son Histoire… Nos artistes ont la capacité de proposer une direction, de sensibiliser les citoyens aux enjeux de notre société, voire de les mobiliser. Mais il est du devoir des pouvoirs fédéraux, régionaux, provinciaux et communaux de promouvoir activement leurs actions auprès de l’ensemble de la population, pour que chacun puisse jouer un rôle dans la construction d’un meilleur avenir, un avenir plus durable.

Ecolo Rixensart estime donc que si la commune est aujourd’hui en mesure de trouver des moyens financiers, d’autant plus colossaux qu’inutiles, pour accroître, semble-t-il, un sentiment de sécurité auprès d’une partie de ses concitoyens (un nouveau commissariat par exemple), elle se doit aussi de dégager des budgets, pourtant moins conséquents, pour accéder pleinement au droit à la culture. Il importe donc d’offrir à toutes et tous bien plus qu’un simple sentiment, mais bel et bien une réalité : la possibilité d’exister et de s’émanciper au sein de la collectivité, et comme l’écrit Thierry Delcourt dans son dernier ouvrage : « Créer pour vivre, vivre pour créer ! »

 

Le groupe Ecolo au conseil communal : Martine Biemans, Marion Courtois, Philippe Lauwers, Anne-Marie Lemoine, Wivine Vuylsteke