Collecte des textiles : un modèle d’économie sociale qu’il faut soutenir !

 

Le Conseil Communal a récemment renouvelé la convention pour la collecte des déchets textiles ménagers avec les asbl Terre et Les Petits Riens. L’occasion pour Ecolo Rixensart de sensibiliser sur la crise profonde que traversent ces acteurs de l’économie sociale, locale et circulaire (+ de 400 personnes en insertion y travaillent), qui risque de s’effondrer si rien ne change.

 

Crise du réemploi textile : pourquoi le modèle est en danger ?

 

Depuis le 1er janvier 2025, une nouvelle directive européenne impose la collecte séparée des textiles. Cette obligation représente des défis de taille pour les opérateurs de l’économie sociale en charge, qui font face à une saturation des débouchés et à un accroissement continu des volumes à traiter.

Leurs coûts de gestion augmentent, dus à une hausse considérable de la fraction résiduelle des textiles (non revendables en seconde main, non réutilisables ou non recyclables). Une des causes principales est l’essor de la fast fashion, qui favorise la surproduction et la surconsommation de vêtements de piètre qualité.

« On est passé du statut de structure qui collectait des dons de vêtements à celui d’opérateur de collecte de déchets »,

résume Franck Kerckhof, de la Fédération Ressources.

L’Union européenne se penche sur des règles d’éco-conception des textiles et sur la prise en charge financière par les producteurs des coûts liés à la fin de vie de leurs produits (collecte, tri, recyclage ou incinération). Cette responsabilité financière des producteurs n’entrera en vigueur en Belgique qu’en 2028.

 

Un coût… mais pas pour le citoyen !

 

L’asbl Terre avait contacté le Collège en juin 2025 pour sensibiliser sur le fait que plus de 20 % des contenus des bulles sont impropres (vêtements non conformes, déchets ménagers, encombrants…). Leur incinération, prise à leur charge, représente un surcoût de 1.300.000 € par an.

Or, grâce à cette filière de collecte des textiles usagés, les communes bénéficient d’un allègement significatif des coûts de gestion des déchets : la collecte de nos sacs de vêtements est gratuite, une économie annuelle pour les communes estimée à 3 € par habitant. Sans ces asbl, les intercommunales de gestion des déchets devraient prendre le relais – un coût estimé à 7.200.000 € (source : wallonie.be)

 

Que pouvez-vous faire au quotidien ?

 

  • Achetez moins, mais mieux. Privilégiez la qualité et les matières durables, allongez la durée de vie de vos vêtements (lavez à basse température, réparez, customisez).
  • Favorisez la seconde main : soutenez le secteur de l’économie sociale tout en préservant votre portefeuille.
  • Ne déposez pas des vêtements souillés, mouillés ou trop déchirés dans la bulle mais dans la poubelle noire.
  • Ne déposez rien à côté d’une bulle pleine : signalez-le à l’opérateur et revenez quand la bulle est vidée.

Changeons notre façon de consommer : chaque vêtement qui dure un peu plus longtemps est une victoire pour la planète !

 

Votre groupe des conseillers communaux Ecolo : Vincent Darmstaedter, Céline Bernard, Jean-Baptiste Meert, Morgane Verhoeven